|
|
I. Historique |
|
| |
|
|
| |
II....Justification |
|
| |
|
|
| |
III.. La
Mission de Décentralisation, principal instrument de concrétisation
de la Réforme |
|
| |
|
|
| |
IV. Les
objectifs et les enjeux de la décentralisation |
|
| |
|
|
| |
V. Les
principaux repères en termes de réalisations sont
plus lisibles à travers |
|
| |
|
|
| |
VI. Création
d’une structure pérenne de gestion de la Décentralisation,
la Direction
..... Nationale des Collectivités
Territoriales (DNCT) par le Gouvernement malien |
|
| |
|
|
|
| |
|
|
| |
I - HISTORIQUE |
|
| |
|
|
Le phénomène de
la décentralisation remonte à l’époque
pré-coloniale. Mais l’institution communale actuelle
date de l’ère coloniale. Durant cette période
la législation municipale distinguait les communes mixtes,
les communes de moyen exercice et les communes de plein exercice.
Après l’indépendance de notre
pays en 1960, la réforme de décentralisation engagée
par les autorités de la IIIè République,
est certainement le changement qui soulève le plus d’enthousiasme
dans le Mali rural. Longtemps attendue, cette réforme qui
a été une constante de tous les discours et autres
professions de foi des hommes politiques depuis l’indépendance,
a toujours vu sa mise en œuvre reportée.
En effet, ce n’est qu’à la
suite des évènements du 26 mars 1991, que la décentralisation
a franchi de façon décisive une nouvelle étape
au Mali, par son option consacrée par le Titre XI de la
Constitution. La 3è République venait ainsi de favoriser
l’accélération de la décentralisation
devenue partie intégrante du processus de démocratisation,
un cadre et un élément essentiel de toutes les réformes
en cours au Mali.
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
II - JUSTIFICATION |
|
| |
|
|
Dans un document intitulé
: « Cadre d’une nouvelle dynamique de démocratisation
et de développement » Monsieur Ousmane Sy ancien
Chef de la Mission de Décentralisation et des Réformes
Institutionnelles, structure chargée d’assister les
nouvelles autorités dans la conception et la préparation
de la mise en œuvre de la réforme, justifiait le choix
de la décentralisation en ces termes :
« Aujourd’hui, avec l’instauration
d’une démocratie pluraliste et la construction d’un
Etat de droit en cours, les maliens ont-ils d’autres choix
que d’envisager la mise en œuvre d’un système
administratif plus juste, respectant la diversité et les
particularismes territoriaux, toutes choses qui fondent la grandeur
de la nation malienne depuis des millénaires. L’aboutissement
du processus de décentralisation sera certes long, difficile
et émaillé de crises multiples et multiformes à
gérer, mais face aux enjeux qu’il représente,
avons-nous d’autre alternative ? Mon intime conviction est
non ! »
Le Mali comme tous les Etats-nations du monde
est aujourd’hui confronté à une mutation profonde
qui peut menacer son existence et sa consistance ; il s’agit
de la mondialisation. Le dialectique née entre d’une
part le processus inéluctable de globalisation et d’autre
part le réflexe d’ancrage identitaire des peuples,
impose plus particulièrement aux Etats-nations post-coloniaux
de trouver les réponses institutionnelles adéquates
et adaptées.
Pour le Mali comme pour la plupart des pays en
développement, la réforme de décentralisation
semble être le « visa d’entrée »
des acteurs du futur village planétaire que sera le monde
dans le troisième millénaire, d’autant plus
que l’histoire montre que la culture administrative du Mali
a été plutôt décentralisatrice que
centralisatrice. La non prise en compte de cette réalité
historique par les gouvernements successifs a contribué
à élargir le fossé entre le pouvoir et le
peuple. D’où l’épineuse question de
la légitimité du pouvoir et des institutions étatiques
et républicaines que notre Etat comme les autres états
post-coloniaux continuent encore de « traîner »
malgré près de quatre (4) décennies d’indépendance
». Pour sa part, le Président Alpha Oumar Konaré,
déclarait à propos de la Décentralisation
que :
« Pour le Mali la dernière grande
réforme de cette fin de siècle est la décentralisation
qui demeure la plus grande justification politique de la démocratisation
».
Au delà de ses aspects techniques, le
décentralisation est un vaste projet de société
qui s’attache aux idéaux de liberté, de démocratie
et de développement contenus dans la toile de fond des
revendications du peuple malien qui ont abouti aux évènements
du 26 mars 1991. Sa dimension institutionnelle et administrative
n’est que le support d’un chantier politique qui vise
à prolonger le processus de démocratisation jusqu’à
la base, à redonner ainsi le pouvoir de gestion locale
aux citoyens du pays profond, à créer le cadre propice
aux initiatives locales considérées comme le moteur
d’une nouvelle approche de développement durable.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
III - LA MISSION
DE LA DECENTRALISATION, PRINCIPAL INSTRUMENT DE LA REFORME |
|
| |
|
|
Incombaient alors à la
3è République la mission, la charge, la lourde responsabilité
d’assurer la mise en œuvre de la décentralisation.
C’est ainsi qu’elle institua par
décret n° 93-01 dès le 06 janvier 1993 une Mission
de Décentralisation cellule technique de conception et
de sensibilisation chargée d’assister le Ministre
de l’Administration Territoriale dans la mise en œuvre
de la politique de décentralisation.
Puis le 11 février 1993, le Président
de la République promulgua la loi n° 93-008 déterminant
les conditions de la libre administration des collections territoriales...................................
Cette loi, option ferme pour la décentralisation,
par ce qu’en droite ligne de l’article 70 de la Constitution
du 25 février 1991 (précitée) met donc un
terme au sempiternel débat sur l’opportunité
de la décentralisation.
Le 06 janvier 1994, le Gouvernement a abrogé
et remplacé le décret instituant la MDD par le décret
94-051. Ce décret a institué auprès du Premier
Ministre pour une période de 3 ans une MDD ayant pour mandat
d’assister le Premier Ministre dans la coordination de l’action
gouvernementale en matière de mise en œuvre de la
politique nationale de décentralisation administrative.
Le décret présidentiel
97-324 du 11 novembre 1997 fixant l’organisation
de la présidence de la république a inauguré
la 3ème et dernière phase de la vie de la MDD. Ce
décret a opéré non seulement un changement
du niveau de l’ancrage institutionnel, mais aussi un renforcement
du mandat de la mission. Il a créé, en lieu et place
de la MDD, une MDRI (Mission
de Décentralisation et des Réformes Institutionnelles).
« Faut-il ou non décentraliser ?
» Quelle forme prendra-t-elle au Mali ? Que vise-t-elle
? Comment sera-t-elle mise en œuvre ? Quels en seront les
enjeux ? Les écueils à surmonter ? Voilà
les questions qui ont été posées à
la MDRI et auxquelles elle a bien répondu
parce que le processus de décentralisation est entré
dans sa phase opérationnelle en République du Mali
avec l’existence de 703 communes, 49 cercles, 8 régions
plus le district de Bamako et l’émergence de plus
de 10.000 nouveaux élus.
|
 |
| |
|
|
|
|
|
|
| |
IV - LES OBJECTIFS
ET LES ENJEUX DE LA DECENTRALISATION |
|
| |
|
|
| |
1. Les objectifs de la décentralisation |
|
| |
|
|
La réforme de décentralisation
s’est assignée deux objectifs majeurs :
• L’approfondissement de la démocratie
pluraliste. En fait, il s’agit d’adapter le cadre
institutionnel ancien aux objectifs et exigences de l’émergence
d’une démocratie locale ;
• La promotion du développement
local et régional en favorisant l’émergence
d’initiatives au niveau des différents acteurs de
la mise en place d’un nouveau cadre de développement
à partir des préoccupations des ressources et du
savoir-faire des populations locales.
A ces objectifs s’articulent des enjeux
spécifiques.
|
| |
|
|
| |
2. Les enjeux de la décentralisation |
|
| |
|
|
La décentralisation, au
Mali, vise des enjeux spécifiques situés notamment
aux plans politique, économique et socio-culturel. |
| |
|
|
| |
La stabilisation du système politique et administratif |
|
| |
|
|
Un enjeu politique majeur de la décentralisation est
la restauration de la crédibilité de l’Etat.
Le rejet de l’institution étatique par le corps
social qui a atteint son paroxysme en mars 1991 est largement
imputable à l’incapacité de l’Etat
à satisfaire les besoins essentiels des citoyens au niveau
local.

Il s’agit donc de concevoir un nouveau
type d’Etat qui reconnaisse un rôle et une place aux
initiatives individuelles et de groupes à travers l’émergence
d’un système administratif et de représentation
locale transparent, consensuel mais autonome dans ses décisions,
et sachant négocier avec l’Etat d’une part
et les organisations communautaires d’autre part.
Cette vision permet de recentrer les interventions directes de
l’Etat sur les missions de souveraineté à
l’issue d’un transfert équilibré de
compétences qui responsabilise les collectivités
territoriales.
|
| |
|
|
| |
La dynamisation des économies locales |
|
| |
|
|
Chaque collectivité territoriale
constituera un espace d’initiatives ; un niveau de programmation,
de réalisation des actions de développement et d’organisation
de la gestion et de la fourniture des services publics essentiels
qui fondent le développement. Par ailleurs, la décentralisation
est à même de favoriser une meilleure adéquation
des programmes de développement et des besoins locaux,
et une mobilisation plus spontanée des ressources. Cette
dynamisation des économies locales s’articule autour
de :
La conception d’une approche de développement
s’appuyant d’abord sur la capacité de mobilisation
des ressources locales :
La réintégration de la dimension
spatiale dans l’approche de résolution des problèmes
économiques et sociaux ;
Une nouvelle répartition des compétences
(pouvoirs de décision), des ressources (humaines et financières)
et du patrimoine national entre l’Etat et les collectivités
;
La mise en place de nouvelles méthodes
et règles de relation de partenariat entre les acteurs
appuyant le développement local (notamment la coopération
décentralisée).
|
| |
|
|
| |
La préservation des acquis socio-culturels |
|
| |
|
|
La décentralisation ambitionne
de faire des communes les points d’ancrage culturel du processus
de démocratisation et de libre administration : «
l’érection en commune doit remplir avant toute considération
le critère fondamental de l’adéquation du
cadre territorial et humain concerné, qui se traduit par
la réunion de certaines conditions dont la volonté
de vivre ensemble, l’existence de liens de solidarité
et la viabilité économique » (art. 3 du code
des collectivités territoriales).
Elle permet également aux diverses initiatives
locales de s’exprimer en vue d’un développement
local maîtrisé par les populations elles-mêmes
et créer un espace de diversité culturelle, un des
atouts de notre nation.
|
|
| |
|
|
|
|
|
V
- LES PRINCIPAUX REPERES EN TERMES DE REALISATIONS SONT PLUS LISIBLES
A TRAVERS |
| |
|
|
a. Le cadre
législatif et réglementaire de la réforme
déjà disponible ;
b. La réalisation d’une
réorganisation du territoire : la création de 684
nouvelles communes sur toute l’étendue du territoire
national, en plus des 19 communes urbaines déjà
existantes ;
c. La formation des différents acteurs
de la réforme (les élus, les représentants
territoriaux de l’Etat, les leaders communautaires et les
secrétaires généraux de communes ;
d. La mise en place des organes
de gestion des collectivités territoriales : des élections
communales ont été réalisées dans
les 684 nouvelles communes au mois de mai et juin 1999. Suite
à ces élections, les maires et les bureaux communaux
ont été installés dans les communes, suivi
de l’installation des présidents et bureaux des cercles
et des présidents et assemblées des régions.
Ainsi depuis septembre 1999, le paysage institutionnel du Mali
se caractérise par l’existence de 703 communes couvrant
tout le territoire, de 48 cercles et de 49 régions et un
district tous administrés par des organes librement élus
par les citoyens.
e. La mise en place d’un dispositif national
d’accompagnement des collectivités territoriales
comprenant un volet technique composé d’un réseau
de centres de conseil des collectivités (un par cercle)
et un volet financier composé d’une agence nationale
d’investissement des collectivités territoriales
(ANICT).
f. La mise en place du Haut
Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) comme institution
de la République chargée d’étudier
et de donner un avis motivé sur toute politique de développement
local et régional.
|
|
| |
|
|
|
|
|
VI
- CREATION D’UNE STRUCTURE PERENNE DE GESTION DE LA DECENTRALISATION,
LA DIRECTION NATIONALE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES (DNCT)
PAR LE GOUVERNEMENT MALIEN |
| |
|
|
A la fin du mandat de la MDRI,
l’Etat a mis en place en mars 1999, la DNCT à laquelle
il a été assigné la mission d’élaborer
les éléments de la politique nationale de décentralisation
du territoire et la participation à sa mise en œuvre.
Elle est chargée en outre, d’assurer la coordination
et le contrôle de l’action des autorités administratives,
des services et des organismes publics impliqués dans la
mise en œuvre de cette politique. |
| |
|
 |
| |
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|